Peter Saul

Cat. Schirn Kunsthalle Frankfurt, Sammlung Falckenberg/Deichtorhallen Hamburg

Catalogue d’exposition, éd. Martina Weinhart
textes (all./ang.) par Martina Weinhart, Richard Shiff, Interview mit Peter Saul von Martina Weinhart
168 p avec 100 illustrations en couleur
gormat 30 x 24 cm, broché à trances colorées

ISBN 978-3-86442-207-2

39,80 €

« Je suis plus proche d’une atmosphère de fin du monde et de morosité et j’aime rire des mauvaises nouvelles »

C’est sans doute au cours des années 1960 que la peinture elle aussi est entrée dans cette boucle de ­reprise permanente et transformation perpétuelle qui – contrairement à l’hypothèse progressiste – est consi­dérée comme la base du travail postmoderne. Peter Saul (*1934 à San Francisco) est l’un des principaux protagonistes de ce bouleversement, souvent associé à tort à la naissance du Pop Art. Dans son œuvre picturale et graphique, il a créé un amalgame complexe de haute culture et de contre-culture qui réunit bande dessinée, pop, surréalisme, expressionisme ­abstrait à la critique radicale (et parfois absurde) de la société qui est celle des « Haschrebellen » (rebelles du haschich). Ce type de peintre n’a, bien sûr, jamais défendu l’intervention américaine au ­­Viêt-Nam, n’a ­jamais compté parmi les partisans de Reagan ou des Bush, néanmoins, réduire son travail à l’agit-prop ­politique reviendrait à ne pas voir dans ses tableaux l’impulsion hédoniste d’un désir de composition parfois baroque. Après des publications sur son œuvre des dernières années aux USA, la première exposition solo conçue par Martina Weinhart et la Schirn et son catalogue replace au centre l’œuvre des années 1960, lorsque le sexe et le crime, la politique, les drogues, le karma et la révolte commençaient tout juste à pénétrer le monde par l’huile. Quelques-unes des œuvres de Saul à la palette de couleurs pastel rappelleront aux connaisseurs Philip Guston, l’autre grand peintre américain de la gloire tardive. Interrogé à ce sujet, Peter Saul a simplement déclaré : « les tableaux de Guston ne m’ont jamais intéressé, ils sont trop ›softcore‹ pour mes concepts. Sa position par rapport au sujet est trop contentée pour moi. Je suis plus proche d’une atmosphère de fin du monde et de morosité. J’aime rire des mauvaises nouvelles. »

Expositions :
Schirn Kunsthalle Frankfort, 2 juin – 3 septembre 2017
Deichtorhallen Hamburg/Sammlung Falckenberg, 30 septembre 2017 – 28 janvier 2018