Adam Helms

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Texte (eng.) de William Smith et une interview (eng.) de Bob Nickas avec Adam Helms
200 p. avec 280 illustrations en couleur
format 30 x 24 cm, couverture rigide

ISBN 978-3-86442-034-4 Catégories , ,

Über dieses Buch

Des jeux de guerre ?

Interrogé sur ses références, ses ressources, lors d'un entretien avec Bob Nikas en janvier de l'année dernière, Adam Helms (*1974), étudiant chez Mel Bochner, fait référence à de multiples sources, comme des portraits tirés du magazine des mercenaires "Soldier of Fortune", des collages de John Heartfield, le générique des films de la Paramount, avec les vues d'un géant de la montagne qui ne diffèrent que très peu les unes des autres pendant de nombreuses années, comme base du logo de la Paramount, les "48 portraits" de Gerhard Richter, ce travail pour la Biennale de Venise de 1972, aujourd'hui accroché au Musée Ludwig de Cologne, qui rassemble 48 portraits en noir et blanc de scientifiques et d'hommes de culture depuis le siècle des Lumières, ou les pochettes de disques d'un label noise du Michigan, qui porte le beau nom de "Gods of Tundra". Dans le médium du dessin, au crayon comme au fusain, Adam Helms puise dans l'observation de telles sources et travaille à son tour sur des séries de portraits, des paysages ou des murs d'affiches sur des thèmes historiques. Ce qui l'intéresse particulièrement dans ces sources, c'est la manière dont les individus veulent se représenter eux-mêmes ou leur sujet, comment "l'innommable", quelle typologie s'empare de ces tentatives d'autoreprésentation. Pour Adam Helms, c'est l'entrée en matière émotionnelle : en fixant dans son propre travail le pathos immanent aux sources, il pénètre les sources et peut mettre en évidence les obsessions qui les sous-tendent. En fin de compte, souligne-t-il, l'art américain contemporain ne peut pas se passer de propagande, sauf que dans ses citations, il ne veut pas reconnaître le statu quo de la culture américaine, le "spectacle de la guerre". Il s'intéresse donc d'autant plus à montrer l'espace où l'ombre et la lumière se rencontrent, qu'il s'agisse d'une soupe primitive ou d'une position de front. Le présent ouvrage présente pour la première fois les travaux d'Adam Helms, dont l'actualité n'a guère changé, de manière exhaustive, dans une séquence et sous une forme dont l'artiste s'est chargé lui-même.

Expositions :
Grimm Gallery Amsterdam, 28/5 - 9/7/2011
Marianne Boesky Gallery New York, 7/9 - 5/10/2014

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